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T’as tes ragnoufs ?

Jsuis d’une putain d’humeur de chien. Oui je sais, titre de merde, mais c’est la remarque que j’ai pris il y a quelques jours par un « pote » qui comprenait pas que je ris pas à sa blague pas drôle. Ca fait beaucoup de « pas », je sais aussi, mais du coup ça explique aussi un peu que ce genre de remarques m’emmerde au plus haut point.

Et donc là, si quelqu’un parlait avec moi ne serait-ce que 2 secondes, j’y aurais déjà eu droit au fameux « tatéragnoufs ».

Mon amie Marie-Amélie a déposé il y a quelques temps le fameux « Point Bisounours ».

Je sais pas si vous connaissez (surement, je vous prend pas pour des demeurés) le point Godwin, atteint lorsqu’une conversation arrive fatalement au sujet du nazisme.

Le point Bisounours, c’est le moment où dans une conversation, y’a un mec qui sort « Non mais on vit pas au pays des Bisounours tu vois ». Généralement le point Bisounours est très vite atteint dans les discussions politiques.

Mais je parle de ça parce que du coup, j’annonce officiellement l’instauration d’un nouveau point, le point Ragnouf. Pour mon avis sur la question, je vous renvoie à la lecture de cet article, qui cause relativement de la même chose.

Donc aujourd’hui, c’est une journée à point Ragnouf.

Je sais pas ce que j’ai mais je me sens un peu l’âme d’un pitbull. Mais un pitbull qui aurait sacrément les crocs. Et des vers. Et en plus depuis 2 mois on lui aurait fait écouter « Someone like you » en boucle. Imagine.

Ce matin, ma mère est passée chez moi, on devait aller ensemble au spectacle de l’école de mon fils. Elle est très gentille ma maman, et puis elle m’aide beaucoup. Mais là, jsais pas. Elle me sortait par les trous de nez. Je saurais pas dire pourquoi. Jsuis horrible hein ? Au moindre mot, moindre geste, ça m’a gonflée. Je m’en veux ! Bon au moins j’ai rien dit pour pas être désagréable, mais elle a senti que j’avais un truc qui coinçait. J’étais complètement sur les nerfs.

Déjà hier soir mon mec m’a gonflée, ce qui a rien arrangé. La chasse d’eau goutte régulièrement depuis un an qu’on est dans cet appart, et Monsieur s’est dit comme ça hier soir à 21h que ça serait vraiment le moment idéal de faire un peu de plomberie tu vois. Alors que évidemment il y connait queud en plomberie, et que la seule solution a été de démonter complètement la chasse d’eau. Genre à 21h un jeudi soir alors qu’il bosse les vendredis et samedis toute la journée, que dimanche les magasins sont fermés, et que je suis un peu enceinte de 8 mois et demi (traduction : je pisse un peu toutes les heures en fait). Bref, gonflée quoi.

Et donc ce matin, tout pareil. Je galère à marcher, j’ai mal, il fait au moins 8000 degrés et je me sens aussi sexy qu’un lamatin. En short.

Et ma mère qui continue à piapiapia et piapiapia. Je sais, je suis horrible. C’est ma mère quand même je pourrais être plus sympa et compréhensive et tout ça.

Mais aujourd’hui, c’est super pas mon jour du tout.

J’ai chaud, jsuis grosse (et le premier qui me dit « métépagrossetéhenceinte » je le frappe) jsuis vénère, jsuis crevée et j’ai mal à la chatte.

Voilà. Jsais pas vous, mais moi, ça va.

\o/

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T’attendre

Je t’attends.

C’est long, c’est vrai. Vraiment très long. C’est parce que je m’impatiente. C’est parce que tu me manques d’avance.

J’en peux plus de t’attendre. Je veux te voir, te découvrir.

Je veux sentir ton petit corps grouillant de vie, rempli de chaleur, parfumé de cette odeur unique de bébé tout neuf.

Je veux voir tes yeux, ton nez, ta bouche.

Je veux entendre ta voix qui sonnera pour la première fois.

Je te veux tout gluant, tout fripé, tout criant et tout rouge. Je te veux tout entier.

Mon bientôt, mon demain, mon vivement.

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L’ennui

Tous les jours c’est la même rengaine.

Réveil à 7 heures 20, réveiller le petit, préparer le biberon, réveiller mon mec, sortir les vêtements, râler sur mon mec qui est pas levé, aider le petit à s’habiller, carrément gueuler sur mon mec qui est toujours pas levé, habiller le petit, un bisou, bonne journée, mais dépêchez-vous un peu, et pourquoi t’es toujours pas parti, à ce soir, je t’aime.

Et puis retourner au lit, mettre quelques épisodes de Dexter, ou de True Blood. Contrôle de glycémie, petit dej, 2 épisodes, re-contrôle.

Regarder les dernières nouvelles sur Facebook, commander 2-3 trucs en ligne, finaliser les achats pour bébé.

Encore quelques épisodes, tiens il est 13 heures. Je me lève et je me fais une salade, toujours la même. Glycémie. Je la mange au lit, comme tous les jours. Re-glycémie.

Je remets une série, je m’endors devant.

15 heures, ma mère arrive. Je pars dans le salon pour changer un peu de décor. Elle fait un peu de ménage, s’active dans tous les sens. Je la regarde courir, je me sens complètement inutile et dépendante.

16h10 elle part chercher le petit. Je suis toujours encastrée dans mon canapé. Je prépare ma liste pour la maternité, fais mentalement le tri dans les papiers, les vêtements.

Et puis l’enchainement du soir : goûter-douche-dîner-coucher.

Il est 20 heures. Je me lève pour accompagner mon fils au lit. Je referme la porte derrière ma mère. Merci beaucoup, à demain.

Je retourne sur mon canapé. Je mange sur le pouce. Glycémie-glycémie. J’allume la télé mais je la regarde même pas. Mon mec arrive en même temps que le sommeil, très tard.

Je fini par aller m’allonger dans mon lit, je regarde encore des séries.

J’arrive pas à dormir. J’ai pas sommeil. Même pas un peu fatiguée. De quoi je pourrais bien être fatiguée ?

Je reste comme ça jusqu’à 3 heures du matin. Il me reste 4 heures à dormir. Mais quand on fout rien, 4 heures de sommeil, c’est bien suffisant.

On est le 5 juin. Encore 12 jours allongée.

Je compte les jours. Et j’attends que le temps passe.

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Et comprendre enfin

Visite chez le médecin.

– Vous faites quoi de vos journées ?

– Pas grand chose.

– Et bien faites en encore moins.

Alitée.

Menace d’Accouchement Prématuré.

Je me disais bien aussi que le bébé était bien bas. Le verdict est tombé, je risque d’accoucher. Avec presque 2 mois d’avance.

Rude soirée. Le petit est chiant. J’ai mal. Je suis fatiguée. Mon ventre me pèse. Je sens la tête de mon bébé tout près. Non, pas maintenant. Je me dépêche d’en finir avec cette soirée horrible. Elle s’achèvera dans les cris et les larmes, en tête-à-tête avec mon fils. Je suis à bout. Et je prends conscience petit à petit.

Je retourne voir mon petit dans son lit. On discute un peu. « Je vais y arriver pour toi Maman ». Je pleure de nouveau. Mais cette fois d’avoir un fils si merveilleux.

Je lui caresse les cheveux, l’embrasse. Bonne nuit mon cœur.

Soirée plus qu’éprouvante.

Je me retrouve seule. Je suis envahie. La peur.

Je prends conscience d’un coup de ce que tout cela signifie.

Mon bébé risque de naître. Je risque de le perdre.

Le perdre.

Les mots à peine pensés, à peine formulés, se perdent en moi comme si j’étais un puits sans fond. Ils résonnent encore et encore en moi, se répercutent dans ma gorge, mes poumons, m’emplissent en un écho interminable.

Je prends mon ventre dans mes bras. Je veux couvrir cet enfant. Je veux qu’il sente ma chaleur, ma présence. Mon amour.

Me laisse pas.

Je t’en supplie, me laisse pas.

Je t’en supplie, me laisse pas.

Je t’en supplie, me laisse pas.

Les mots se répètent en une longue prière. Je ne sais pas combien de fois je répète cette phrase. Je sais plus trop où je suis, ou ce que je dis.

J’ouvre les yeux plusieurs minutes plus tard. Les yeux et tout le visage trempés de larmes. Je suis toujours en train de prier. Pas un dieu, pas un esprit, pas une fée ni un magicien. Je prie cet enfant, mon enfant. Je le prie de rester là, de tenir encore. Je le supplie de rester avec moi, de ne pas m’abandonner, de ne pas partir.

Je pense à ces enfants qui ne sont pas nés et j’ai peur.

J’ai peur de le perdre et je réalise alors combien je l’aime. Pour la première fois. D’un amour absolu. D’un amour de mère. D’un amour viscéral.

Je l’aime.

Regarder mon ventre et deviner cet être qui y vit.

Et comprendre enfin.

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A l’intérieur

Depuis quelques semaines je fais une préparation à la naissance en sophrologie. Pour mon fils j’avais fait une préparation classique, cette fois-ci je voulais quelque chose de plus personnel, que je pourrais réutiliser. Et puis le principe de gestion du stress et d’apprendre à se relaxer, c’est plutôt le genre de trucs qui m’attirent et dont j’ai besoin depuis quelques temps.

J’ai fait quelques séances que j’ai adoré. Ma sage-femme est géniale, douce, à l’écoute. La semaine dernière on a fait un exercice qui consistait à essayer de se visualiser en dehors de son corps, et j’avais pas réussi. Pour tout vous avouer, je m’étais même un peu endormie.

Aujourd’hui, la séance devait nous permettre de se mettre à la place de notre bébé. Ressentir les choses comme lui pour mieux l’accompagner.

 

J’ai été très surprise, parce que ça a très bien fonctionné. Je me suis sentie être mon bébé. Je ressentais les contractions contre mon corps, les soubresauts causés par les parois qui m’enserraient, les mouvements de va et vient, mes cheveux voletant dans le liquide chaud et protecteur.

Je ressentais la chaleur, la douceur, les ombres et les lumières, les sons enfouis, un peu sourds, lointains. Je sentais les mouvements, les pressions, les caresses.

Et arrivé le moment de visualiser le bébé venant au monde. Le passage de la tête. La pression autour d’elle. Et puis la différence de température entre la tête et le reste du corps. La rotation, le passage d’une épaule, de l’autre.

A ce moment-là, je n’étais plus ce bébé qui grandit en moi. A ce moment-là, j’étais mon fils.

 

Mon fils. Mon tout-petit.

Mon tout-petit qui a eu tant et tant de mal à naître. Mon tout-petit que je n’ai pas su accompagner. Mon tout-petit qui a du se débrouiller tout seul avec un corps qui ne voulait pas le faire naître, et une mère qui ne savait pas quoi faire.

Mon tout-petit qui a été tant et tant fatigué. Tellement qu’il est né sans mouvement, à bout de force. A bout de souffle avant même de pouvoir respirer pour la première fois.

 

J’ai ressenti tout ça. Son long chemin à travers moi pour naître parce qu’on avait décidé pour lui qu’il devrait naître. Coûte que coûte.

Ce matin, j’ai vécu mon accouchement une seconde fois. Sa naissance difficile, son arrivée chaotique. Précipitée.

J’ai senti ce bébé qui descendait si lentement. J’ai senti que finalement, ça y est, il était là. J’ai entendu la sage-femme me demander de venir l’accueillir. J’ai senti mes bras se tendre. J’ai entendu les mots de la sage-femme, ses échanges rapides avec l’équipe.

Et puis mes bras tendus, son corps au-dessus de moi, ses yeux vides, sa bouche ouverte, son corps inerte.

 

L’exercice a été fini. La sage-femme nous a tirées de notre état doucement. On s’est réveillées, on a ouvert les yeux, on s’est étirées.

On se raconte comment ça s’est passé et je revis les choses dans l’ordre. Je raconte comme c’était bon de pouvoir me mettre à la place du bébé, comme je suis contente d’y être parvenue, d’avoir ressenti la vie in utero, les mouvements, les contractions.

Et puis je sens ma gorge se serrer et je raconte la suite. Comment j’ai tout revécu. Comment je n’ai pas accompagné mon fils. Comment je l’ai laissé se débrouiller tout seul.

Comment il est né tout seul.

 

Je fonds en larmes. « Allez-y, pleurez. Ne vous retenez pas. Les séances font aussi ressortir ce qui n’a pas été réglé, ce qui n’a pas été vécu jusqu’au bout. Pleurez. »

J’essuie mes yeux très vite, je ne veux pas montrer que je pleure. Je sèche mes larmes, ravale mes sanglots.

Je me sens tellement coupable.

J’ai peur. Peur que les choses se reproduisent. Peur de ne pas savoir accompagner mon bébé. Peur de le laisser tout seul, lui aussi.

 

Et puis je crois que j’ai aussi peur d’y arriver. Peur de n’avoir pas été capable pour un de mes enfants. Que mon premier ait essuyé les plâtres de mon inexpérience.

Peur dans tous les cas. De ne pas être à la hauteur. De ne pas être là pour lui, pour eux.

Peur, une fois encore, d’être faillible, et bancale.

Je veux être le tronc sur lequel ils s’appuieront. Je veux être le fort, le solide, le toujours debout.

 

La journée a été difficile, éprouvante. Tout ceci ne m’a pas quitté depuis ce matin. J’ai continué ma journée avec ses hauts, et ses autres bas. Je me suis dit qu’il faudrait que j’en parle.

J’ai pris un bain, tenté de calmer les contractions qui me barrent le ventre. Tenter de calmer les mouvements de cet enfant qui commence à être à l’étroit. Et puis au moment de me coucher, me retrouver seule avec mon angoisse et le souvenir trainant de cette expérience. Me dire qu’il faut que j’aille au bout, que je dois absolument clore ce chapitre pour pouvoir avancer, pour pouvoir passer à autre chose, à un autre enfant, à une autre naissance.

Régler ce qui doit être réglé, et le faire à temps.

Je compte sur la nuit et ses rêves pour m’aider à démêler encore un peu. Demain, travailler sur moi. Penser avec le recul d’une journée, remettre les choses à plat.

Et puis écrire à mon fils.

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Classé dans Avant, Devenir soi, Enceinte, Tourner des pages

La caisse prioritaire, un concept, un art de vivre.

Ouais. Je suis sûre que tu vois ce que je veux dire. Si jamais une seule fois au cours de tes mois de gestation tu t’es déjà retrouvée dans la situation où tu devais aller acheter de quoi te nourrir, te vêtir, ou meubler ta maison, je suis sûre que tu vois ce que je veux dire.

Nous, on a trop de la chance. Dans les supermarchés, magasins de bricolages et autres établissements d’achat de produits de consommation, il y a toujours au moins une caisse prioritaire, autrement dit, une caisse où « les personnes s’engagent à laisser passer prioritairement les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, et les femmes enceintes ».

Ça, c’est pour ce qui est écrit sur le panneau au-dessus. Mais y’a quand même un truc que je trouve super triste, c’est qu’on soit obligés de mettre un panneau pour ça. J’attends le jour où ils ajouteront un panneau « merci de penser à dire bonjour en arrivant ». Quoique je dis ça, mais y’a déjà des panneaux qui précisent aux clients que c’est toujours plus sympa de s’adresser à la caissière avec un sourire et des mots polis.

Bref. Toujours est-il qu’il est là ce panneau, pour dire aux gens que là, ils doivent faire attention à qui arrive derrière eux, et que si visiblement il s’agit d’une personne enceinte/vieille/handicapée, c’est sympa de proposer de passer devant, merci, bisous.

Je précise « visiblement », parce que oui, tout ne se voit pas. Bon, vieux, a priori ça se voit. Logiquement si la vieille tremble et marche avec une canne, tu peux en déduire qu’elle est assez vieille pour passer devant toi. Si le mec qui arrive a une jambe dans le plâtre, ou même pas de jambe du tout, tu peux aussi raisonnablement en conclure que oui merci, il serait pas contre le fait de pas attendre trop. De la même façon, si tu te demandes si la dame qui arrive va réussir à rejoindre sa voiture avant de démouler son chiard sur le tapis roulant, pareil, laisse la passer.

Mais des fois on peut pas se douter que la personne qui arrive à une jambe de bois, une fracture du dos ou une chimiothérapie vraiment très fatigante.

A l’opposé, des fois on veut laisser des gens passer et on devrait pas. Dans le doute, je comprends qu’on ose pas forcément. Je me souviens d’une fois où ado, j’ai proposé mon siège à une dame âgée dans le bus. Elle devait pas être si vieille que ça puisqu’elle m’a méchamment envoyée me faire mettre.

On est aussi très nombreuses je pense, à garder à vie gravé dans notre mémoire le souvenir de ce jour maudit où on nous a laissé passer à la caisse.

Et qu’on avait déjà accouché depuis 3 ans.

Alors ok, dans le doute, on bouge pas, ça arrive.

Mais des fois, ça se voit quand même bordel non ?

Enfin perso, ça se voit. Mais laisse moi donc te conter ma mésaventure et le motif de mon courroux (oui, tu te doutes bien que si je t’en parle c’est que je veux en venir quelque part).

Aujourd’hui, avec mon amoureux, on devait aller chez Ikea. Il nous faut une commode pour le bébé. Timing un peu serré, la sécu me contraignant à n’avoir d’activité sociale qu’entre 11h et 14h, je devais donc me magner un peu le tronc pour parcourir les 30 km qui me séparent du magasin, faire tout le parcours de santé, manger, passer à la caisse, aller récupérer mes courses à Leclerc et refaire les 30 km dans l’autre sens.

Donc on file à Ikea, on fait le tour, toussa, on mange un morceau, et on arrive finalement 2h plus tard à la caisse. Je vois au loin une caisse prioritaire, mon ventre de 7 mois passés, mon mec et moi, on s’engage. Une personne en train de passer, une femme seule (non-vieille, non-visiblement-enceinte et non-visiblement-handicapée-mais-pitêtre) attend. A ma gauche, hésitant, une femme d’une trentaine d’année, accompagnée d’une plus âgée (mais pas vieille quand même faut pas déconner), qui pousse une poussette. La plus jeune me regarde, ses yeux tombent sur mon ventre, puis la caisse, mon ventre, la caisse, et elle se faufile dans la queue. Devant moi donc. Héhé. Le ton est donné. Ok, elle a un bébé. Ok, un bébé c’est fatigant, elle doit pas dormir beaucoup, elle a ptêtre encore mal à la foune, mais QUAND MEME. Son bébé elle peut le pousser, elle.

J’ai pas tellement aimé qu’elle me jauge comme ça en fait. Des 3 femmes qui sont devant moi, tout le monde me voit, tout le monde regarde mon ventre, et tout le monde finit par regarder ses pieds. Le mec à la caisse ne bouge pas une oreille. C’est finalement au tour de la jeune mère. Et là, tu vois pas que cette grognasse avait oublié de faire mesurer ses foutus rideaux ??? Tu vois pas qu’elle décide de faire attendre tout le monde pour retourner dans le magasin, se retaper tout le circuit touristique, et faire mesurer sa saloperie de tissu ? Et tout ça bien sur, sans proposer que les gens qui attendent passent devant elle, hein, surtout pas. Toujours pas de signe d’activité vitale chez l’hôte de caisse non plus.

Bon là, j’ai un peu perdu le peu de patience qu’il me restait. Je vois une autre caisse prioritaire, j’y vais. Voilà, voilà, voilà.

Oui, oui. La même.

Une personne qui passe, 2 qui attendent. Et tout ce beau monde jeune, non enceint et valide.

Alors ok, dans le lot y’avait peut-être une personne handicapée ou malade ou avec une jambe en mousse ou je ne sais quoi qui ferait qu’elle pouvait pas rester debout. Mais 6 ?! Je vais me permettre d’en douter.

Alors ok, tu me diras que quand même j’avais qu’à demander. Et tu auras raison. J’aurais du. J’ai pas demandé, parce que naïve que je suis, je crois encore en des valeurs comme le civisme, l’empathie et la gentillesse. C’est dire si jsuis con.

Mais ok, j’ai tenté, j’ai échoué, la prochaine fois je demanderai.

Ou alors je réglerai ça à coups de pieds dans les tibias.

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Je n’aime pas être enceinte

3h55 et je sais pas si je vais réussir à dormir cette nuit.

Je me suis relevée après des heures de tentatives. J’ai pensé beaucoup. Et je crois que j’ai compris. Je n’aime pas être enceinte. Je n’aime pas cette grossesse. Je ne me sens pas dans mon corps.

Je l’aime mon corps. Je ne l’aime d’ailleurs que quand je suis enceinte. Mais je n’ai pas l’impression qu’il m’appartienne en ce moment. J’aime me regarder dans les miroirs, habiller ce ventre, le mettre en valeur. Mais je n’aime pas le subir. Je n’aime pas quand il est un poids, quand il est le boulet qui m’enchaine à mon lit. Je n’aime pas quand il me pèse, quand il me fait mal, quand il m’écrase et me fait suffoquer.

Cette nuit j’ai mal, plus que d’habitude. Ça a du être pareil pour ma première grossesse, mais je m’en souviens pas. Je me souviens que j’avais adoré ce qu’aujourd’hui j’ai du mal à supporter.

Je serai très heureuse quand ce bébé sera enfin là, mais là, maintenant, j’ai du mal à envisager ce ventre comme un futur enfant.

Je suis émue aux larmes quand je le vois aux échographies. Je sais que le problème ça n’est en aucun cas ce bébé qui va arriver mais bien la grossesse.

Je crois que cette fois, je n’aime pas être enceinte.

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